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| Résumé
Dans le but d’adresser le marché de l'accès optique au réseau, le projet AHTOS propose de réaliser un démonstrateur de laser directement modulable émettant à 1.3 µm et intégrable en module en utilisant les technologies mises au point dans le projet SINTROPS. Plusieurs prototypes lasers permettant successivement d'adresser des transmissions à 2.5 Gbit/s puis à 10 Gbit/s seront réalisés. Le prototype final démontré dans ce projet sera un laser, intégrable dans un module émettant à 1.3µm permettant de réaliser des transmissions à 10 Gbit/s sans régulation de température tout en autorisant, par sa faible dérive spectrale, la réalisation de multiplexage de longueur d'onde à faible densité (C-WDM). Partenaires du projet
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M. Olivier GAUTHIER-LAFAYE Alcatel Mél : olivier.gauthier-lafaye@ms.alcatel.fr Réseau National de Recherche en Télécommunications 20, avenue de Ségur F-75353 PARIS 07 SP http://www.telecom.gouv.fr/rnrt http://www.recherche.gouv.fr/rnrt Mél : rnrt@telecom.gouv.fr Mél : rnrt@recherche.gouv.fr |
Objectifs
La réalisation de liaisons d'accès optique depuis les réseaux locaux (LAN) vers les réseaux métropolitains (WAN) doit mettre en œuvre des liaisons à haut débit permettant à chaque poste du réseau local d'obtenir une qualité de service compatible avec la mise en œuvre des nouvelles technologies multimédia ou voie sur IP. La liaison entre les réseaux locaux et les réseaux métropolitains, qui sont principalement tournés vers le D-WDM doit répondre à deux impératifs antagonistes : cette liaison doit permettre une montée en taux de transmission pour répondre à la demande accrue de bande passante des utilisateurs, suggérant par-là une montée en débit et en densité de canaux, mais elle doit rester bas-coût pour répondre aux impératifs économiques rendus encore plus présents par le contexte actuel. Dans ce cadre, la réalisation de composants optiques bas-coût pour réaliser des communications optiques à haut débit permettant un multiplexage spectral de faible densité (C-WDM) prend toute son importance. Le projet SINTROP II doit permettre de démontrer la supériorité des lasers InGaAsN pour répondre à ces impératifs, notamment grâce à leur bonne tenue en température qui permettra d’éliminer l'électronique de contrôle des modules réalisés en utilisant ces sources. Outre l’avantage technique, l'utilisation de substrats GaAs de grande taille permet de changer d'échelle de production par rapport à l'optoélectronique sur InP, permettant ainsi une baisse des coûts liés à la fabrication du composant actif dans un module d'émission. Mise en oeuvre et état
de l'art :
Une des principales caractéristiques recherchées dans les lasers utilisant des puits quantiques GaInNAs/GaAs, est la faible sensibilité à la température. C’est le fort confinement des porteurs dans ce type de puits qui permet de prévoir une bonne tenue en température du laser. Pour faire le bilan des valeurs du paramètre T0 (caractéristique de cette sensibilité à la température), nous nous appuyons sur des performances de lasers à rubans étroits.
Un des meilleurs résultats rapporté dans la littérature est celui de Furukawa avec T0=157K pour 12,4mA de courant de seuil; toutefois le rendement de ce laser est assez faible (0,22 W/A avec faces traitées) et la longueur d’onde un peu courte (1,258µm). Nanoplus obtient la même valeur de T0 (158K) avec un courant de 20mA à 1.285µm. Les résultats obtenus dans SINTROP’S sont très similaires à ceux de la littérature. Nous observons de fortes dispersions sur la valeur du T0 (entre 76K et 139K). Et nous constatons que ce paramètre ne qualifie pas le matériau de façon intrinsèque ; sa valeur dépend de la géométrie du laser pour une même structure épitaxiale (voir 2ème rapport annuel SINTROP’S). La valeur de 139K mesurée par OPTO+ sur un laser à 1,27µm est pratiquement au niveau de l’état de l’art, et proche de l’objectif fixé ( >150K). De plus, ce même laser présente un rendement différentiel record, qui dépasse les meilleurs résultats publiés (0,4 W/A sans traitement des faces clivées). Le laser à ruban étroit réalisé au LPN présente un courant de seuil record de 9mA, et un rendement de 0,3 W/A, qui satisfont les objectifs visés. Toutefois, la longueur d’onde est trop faible sur cet échantillon. Comme on le voit, l'état
de l'art international est soit au même niveau (seuil, rendement)
soit meilleur (T0) que l'état de l'art sur InP. Nous avons d'ors
et déjà pu démontrer dans le cadre du projet SINTROP
que, si la filière GaInAsP/InP présente des T0 autour de
50K, l’approche par boites quantiques InAs sur GaAs autour de 55K, et la
filière AlGaInAs sur InP autour de 100K, seule la filière
GaInNAs permet de dépasser franchement les 100K. A cet avantage,
se cumule celui d’une variation de l'énergie de bande interdite
moindre avec la température. Ceci se traduit par une variation réduite
de la longueur d’onde au gain maximum du matériau avec la température.
Sur des lasers Fabry-Pérot, nous avons mesuré un décalage
de la longueur d’onde d’émission de 0,4nm/K à comparer à
0,5 nm/K obtenus typiquement pour des lasers GaInAsP.
Dans ce nouveau projet, nous proposons d'utiliser les résultats obtenus en nous focalisant sur la réalisation d'un laser adapté aux contraintes des télécommunications optiques. Pour cela; il sera notamment nécessaire de travailler sur la réalisation de lasers à multipuits quantiques utilisant des barrières à contraintes compensées, ce qui constitue une avancée significative dans l'étude des lasers InGaAsN. D'autre part, ce nouveau projet permettra de démontrer qu'il est possible de réaliser sur substrat GaAs des étapes technologiques telles que la gravure de réseaux de rétroaction optique, et cela avec le même contrôle que celui obtenu sur InP. Cette démonstration est essentielle pour permettre l'essort d'une optoélectronique bas-coût basée sur ce type de matériaux. Enfin, la réalisation de composants complexes en InGaAsN et l'étude de leur fiabilité permettra de quantifier l'effort de fiabilisation étant à faire sur ce type de matériau. Verrous
Organisation du projet
:
Le projet est piloté par OPTO+. Il s'articule autour de 3 sous-projets qui prennent en charge la conception, la réalisation et la caractérisation système des composants. sous projet 1 : Conception
et modélisation des structures lasers
sous-projet 2 : technologie
laser
sous projets 3 : Caractérisation
des émetteurs en condition système
Retombées du projet
:
Il est à noter que ce projet vise à demontrer la faisabilité d'un émetteur basé sur InGaAsN compatible avec les normes internationales de télécommunication. Néanmoins, si cette voie est choisie au niveau industriel, un effort de développement de technologies compatibles avec une fabrication industrielle (homogénéité sur l'ensemble de la surface du substrat, fiabilité des composants finaux, adaptation des paramètres de conception visant à augmenter la fiabilité du processing…) sera encore nécessaire pour aboutir à une mise sur le marché de ce type de composant. L'obtention de résultats significatifs sur les lasers 1.3 µm sur substrats GaAs permettra de définir ainsi un programme de développement d'un produit pouvant répondre aux besoins des réseaux métropolitains dans des gammes de débit pouvant aller jusqu'à 4x10 Gbit/s.. |